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entre conflits et bilan

PSG : Alain Roche lâche tout sur Leonardo et Le Guen

PSG : Alain Roche lâche tout sur Leonardo et Le Guen

 

Un mois après son renvoi du PSG, Alain Roche vient mettre les choses au clair sur les coulisses du club francilien. L’ancien responsable du recrutement attaque de front ses détracteurs et défend son bilan.

 

 

Comment faire collaborer un directeur sportif et un responsable de recrutement au sein d’une grande puisssance sportive comme le PSG ? Alain Roche doit encore et toujours se poser la question. Renvoyé an août par les dirigeants qataris, l’ancien défenseur parisien revient en détail dans les colonnes de L’Equipe sur son passage au sein de la cellule de recrutement où il a, effectivement, réalisé quelques jolis coups avec les moyens de l’époque. Toutefois, Leonardo a finalement eu raison de sa présence dans l’organigramme du club.

 

 

Le cyclone Leonardo

Sans animosité particulière envers le Brésilien, Roche explique point par point les raisons de sa mésentente avec le directeur sportif parisien qui a pris beaucoup trop de place selon lui : « J’étais directeur du recrutement, quasiment directeur sportif car je me suis aussi occupé des contrats des joueurs. Leonardo est arrivé. On faisait doublon. C’était compliqué. Il faut respecter la hiérarchie. C’est une décision difficile à accepter, mais je la trouve quand même assez logique », explique Alain Roche qui reste toutefois relativement lucide sur la légitimité du Brésilien : « On n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente. Il a une manière de fonctionner qui est la sienne. C’est quelqu’un qui travaille seul. Il était mon supérieur hiérarchique. Je n’avais qu’à accepter ». En revanche, il conserve un souvenir bien plus cru de son ancien coéquipier Paul Le Guen, qui est également devenu entraîneur du PSG par la suite.

 

 

« J’ai été blessé qu’un ancien partenaire dise une telle chose »

 

Après avoir longtemps affirmé qu’Alain Roche était « incompétent », Le Guen savait qu’il s’attirerait les foudres de l’ancien défenseur : « C’était l’enfer. Parce qu’il n’y avait aucune relation. Mon avis ne l’intéressait pas. Il n’avait pas envie de discuter », précise Roche qui n’a visiblement pas digéré les propos de l’ancien entraîneur de l’OL à son sujet :« Oui, il l’a dit. Comme si j’étais responsable des résultats de Paul Le Guen. C’est une hérésie totale. C’est plus facile de m’attaquer que d’attaquer d’autres personnes. J’ai été blessé qu’un ancien partenaire dise une telle chose. On a tout fait, au club, pour essayer de travailler le mieux possible avec lui. Il a été mal influencé par son adjoint (NDLR : Yves Colleu). C’est l’entraîneur qui, je pense, a laissé la plus mauvaise image auprès des salariés ». Mais si le bilan de Paul Le Guen ne joue pas en sa faveur, celui de Roche a longtemps fait débat dans les coulisses du Parc ces dernières années. Pourtant, ce dernier ne manque pas d’argument pour se défendre.

 

 

Un bilan mitigé

 

Comme beaucoup de responsables de cellule de recrutement, Alain Roche a commis des erreurs et ne s’en cache pas : « Vous allez me reprocher qui ? Les deux Brésiliens ? (NDLR : Souza et Everton Santos) Tout le monde a fait passer le message. Et Kezman ? Si on me reproche la venue de ces joueurs, je veux aussi être le responsable des joueurs qui ont réussi. Il y en a un paquet. Oui, il y a des joueurs qu’on n’aurait jamais dû prendre, notamment les Brésiliens. Ce n’était pas le moment. On était dans la panique totale. Mais tout le monde doit assumer leur venue », affirme t-il avant de prendre la contrepartie : « Hoarau, on était content de l’avoir. Ceara, même si cela a été galère de le faire accepter… Après, il y a des Jallet, des Nene, des Bisevac… Sessegnon, il a fait une bonne saison et on l’a bien revendu… On peut parler de Makelele et de Giuly, aussi, dans ce cas-là », avance Roche en guise de défense. Quoi qu’il en soit, l’ancien Parisien de toujours a quitté le club dans l’anonymat le plus total et gardera probablement un souvenir amer de l’arrivée de QSI durant l’été 2011 qui lui a coûté cher. 

 

Par Guillaume de Saint Sauveur

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