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Mercato - OM : «Je suis surpris que des Iraniens souhaitent acheter l'OM»

par La rédaction

Alors qu'un investisseur iranien planifierait le rachat de l’OM, un analyste en intelligence interculturelle se montre assez surpris de voir un tel repreneur pour les Phocéens.

L’Olympique de Marseille s’attend à un véritable feuilleton avec la vente du club. Depuis plusieurs semaines, Margarita Louis-Dreyfus attend la proposition d’un ou plusieurs investisseurs, mais le club est toujours dans l’expectative. Un repreneur iranien serait en pourparlers avec l’actionnaire principale, mais Alain Cabras, analyste en intelligence interculturelle, explique que ce pays est encore assujetti aux sanctions internationales.

« Les sanctions ne sont pas véritablement levées »

« Il y a un gros malentendu sur l'Iran. On pense que les sanctions ont été levées. C'est vrai du point de vue des Européens, mais c'est faux du point de vue des Américains. Ça veut dire qu'aujourd'hui, les Iraniens ont encore énormément de difficultés à se vendre à l'extérieur et à acheter. Donc, je suis assez surpris que ce soient des Iraniens, cent pour cent pur jus, qui disent vouloir acheter l'OM. Il y a énormément de contraintes qui pèsent encore sur l'Iran aujourd'hui. Alors à moins que ce soit un fonds d'investissement pétrolier et qu'ils aient eu des garanties qu'ils puissent utiliser leur argent comme ils le veulent à l'étranger. Je suis un peu étonné parce qu'aujourd'hui les sanctions ne sont pas véritablement levées. Cela veut dire qu'ils ne peuvent pas bénéficier de leur argent autant qu'ils le voudraient. Mais je peux me tromper, peut être qu'ils ont un consortium, une alliance avec des Suisses ou des Européens... Je suis assez surpris. Maintenant, en terme d'image et de politique, est-ce que des Iraniens peuvent acheter l'OM demain ? Oui, ils sont devenus à nouveau fréquentables sur le papier. Les Européens se sont rapprochés des Iraniens. Le patronat français espère énormément de retombées de l'ouverture en Iran. Je ne vois pas de problème », explique-t-il dans des propos accordés au Phocéen.